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Chapitre 3

Chapitre 3
3- Rette mich.

Du point de vue de Jade.

21h30. La nuit tombe, le temps devient humide. Mes talons résonnent sur le sol. Un frisson parcourt mon corps. Je remonte un peu plus la fermeture éclaire de ma veste. Plus que deux rues. Mon estomac se noue un peu plus à chaque pas. Plus qu'une rue. - Non, je ne veux pas y aller, je n'en peux plus. Et pourtant... que faire d'autre...-
Je tourne à gauche. Là sur un banc, éclairé par un lampadaire, dans la fine pénombre, Elektra est assise sur un banc. Sans un mot, je l'y rejoins. Comme chaque soir, nous attendons quelques minutes ici, goûtant la fraîcheur de la nuit avant de nous jeter dans « la fosse aux lions ». Elektra n'est sûrement pas son vrai nom, nous utilisons toutes de faux noms, Houna. Je me rends compte que je ne sais pas son vrai prénom et elle ne doit sûrement pas connaître le mien non plus. Elektra me sort de mes pensées en se levant. Elle me jette un regard encourageant et se dirige d'un pas ferme vers le club. Je la regarde entrer puis me lève et entre à mon tours. Hommes ou Femmes, jeunes ou âgés, plus ou moins habillés, tous dansent et boivent dans une atmosphère étouffante. Je ne m'y sens pas à ma place, et pourtant. Les trois quarts de ce club me connaissent. Alors que j'avance petit à petit, me frayant un chemin vers le bar pour y attendre un client, je sens un main me pincé les fesses. Je me retourne vivement. Un homme d'une soixantaine d'années, me sourie d'un sourire pervers auquel il manque plusieurs dents.
Je ne peux m'empêcher de grimacer. Il le remarque sûrement, mais ça ne fait que l'amuser d'avantage. Il s'approche de moi et me souffle à l'oreille en ricanant.

Lui : Vas-y, je te suis. Gâte moi, j'y mettrais le prix qu'il faudra.

Son haleine sent fortement l'alcool. Mon estomac se soulève encore plus, mon c½ur fais un bond dans ma poitrine. J'essaye de prendre un air aguicheur.

Moi : Tout ce que vous voulez monsieur. Mais, pouvez vous m'accorder quelques petites minutes je vous prie.


Il repasse ses mains sur mes fesses et sourie.

Lui : Prends ton temps ma chérie. Je t'attendrais dehors.

Je rassemble toute ma concentration pour lui sourire. Puis me dirige à toute vitesse vers les toilettes, bien sûr, mixtes. Heureusement, il n'y a personne. J'entre dans la première cabine, relève la cuvette, et le peu de nourriture que j'ai réussit à ingurgité aujourd'hui se déverse dans les toilettes. Les larmes coulent sur mes joues. J'entends la porte des toilettes s'ouvrir puis se refermer. J'entends des pas qui s'arrête très vite. J'essuie ma bouche tire la chasse d'eau et sort. Le vieux m'attend dehors, il vaut mieux que je me dépêche. J'ouvre la cabine et tombe nez à nez avec ce garçon d'environ 20 ans, qui traîne tout le temps au bar. Chaque soirée, il la passe à me regarder, montée, descendre avec ces hommes. Il me regarde chaque soir comme un enfant, lorgnant sur une barbe à papa, sans ayant pour autant le droit d'y toucher. Mais ce soir, c'est différent. Il n'a jamais osé autant m'approcher jusqu'à aujourd'hui. Il est planté devant moi et me reluque de la tête au pied. Tout tremblant, mais ferme, il m'attrape par la main et me colle contre le lavabo. Il m'agite sous le nez quelques billets de 100 euros puis me les fourrent dans le décolleté. Le client est roi et je ne peux que la fermer et me laisser faire. Il approche sa bouche de mon oreille et la voix tremblante, il me sussurre.

Lui : Si tu savais depuis combien de temps je t'observe. Si tu savais depuis combien de temps j'ai envie de ce moment.


Je ne répond rien et fixe un point sur le mur. Il pose ses lèvres sur ma joue. Ses mains effleurent mes hanches et descendent lentement. Lentement, il passe ses mains sous ma jupe pour attraper les bords de mon collant opaque et le descend tout aussi lentement et timidement jusqu'à mes chevilles. Il fait de même avec mon boxer. Je me mords les lèvres sous le dégoût. Je le sens se presser contre moi. Je ne raconterai pas la suite, ça fait trop mal et vous iriez vomir votre repas. Après avoir embrasser ma cuisse une dernière fois, il me fait un clin d'½il derrière ses grosses lunettes rondes en écailles et sort des toilettes, satisfait. Je reste quelques minutes essayant de me reprendre. J'ai un mal de ventre pas possible et ma lèvre saigne à force de la mordre sous la douleur. Mes idées se remettent en place petit à petit et je me souviens du vieux qui m'attend dehors. Je remet à la va vite et sort des toilettes en courant. Je me fraye un chemin du plus vite que je peux jusqu'à dehors. Il est là, il m'attend, mais son regard est dur et il n'avait pas l'air content.
Lorsqu'il m'aperçoit, il avance à grand pas vers moi. Je baisse la tête et lui demande pardon. Il m'attrape par les cheveux et me secoue. Il me dit d'une voix basse et dure.

Lui : Alors sale chienne, tu trouves ça drôle de me faire attendre comme un malheureux ?


Il me donne un coup de genoux dans le ventre. J'hurle de douleur, je pleur. Il secoue mes cheveux encore plus fort.

Lui : Comme si tes pleurs allaient m'attendrir et te faire pardonner ! Tu as intérêt à te conduire divinement bien pour la suite.

J'acquise en gémissant. Je sens sa poigne laché mes cheveux. Je me laisse tombé sur le sol en pleurant. J'entends des éclats de voix et des bruits de luttes. Je relèves la tête, et a travers mes cheveux éparpillés sur mon visage humide, je reconnais Tom...


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Vraiment désolée pour tout ce temps sans nouvelles. Une petite période où j'avais d'autres soucis en tête, mais j'essaierais de me rattraper.
Vous aimez ?

# Posté le lundi 05 novembre 2007 14:54

Modifié le lundi 05 novembre 2007 18:15

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