Chapitre 1

Chapitre 1
1-Jade

3 Juillet.
7heures du matin... Je suis assise à la terrasse d'un café, le regard vide, les joues mouillées des larmes que je n'ai pus retenir, humiliée, comme tous les matins à cette même heure.
Le serveur m'apporte mon café quotidien le regard rempli de compassion tandis que cette vieille Mme Veillermond, la vieille commère du quartier, me fixe, le regard dédaigneux. Je n'ai pas la force de l'envoyer balader. Cette nuit à été encore dure. Je n'ai aucune envie de rentrer dans cet appartement minable dans lequel j'habite, avec ce colocataire qui profite du faîte que je ne peux pas payer le loyer... Je ne dit rien, j'ai l'habitude a force. Dans quelque temps, j'aurais assez d'argent pour louer mon propre appartement où je pourrais enfin me reposer.

Je m'appelle Jade, dans deux mois,jours pour jours, j'ai 18 ans. Orpheline depuis mes treize ans, j'ai étais recueillie par ma tante. Son mari, un gros porc a commencé à abuser de moi lorsque j'avais a peine 15ans. Ma tante le savait, elle l'a toujours sût, mais n'a rien dit. Il ne m'ont recueillit que parce que je n'avais plus d'autre famille, je leur devais bien ça, c'est ce que ce gros pervers en manque me répété chaque fois que je le repoussais. Il n'y a pas si longtemps que cela, deux mois sûrement, je l'ai frappé là où ça fait mal. Il m'a jeté dehors, dans cette rue pleine de filles qui font les trottoirs que j'appellerai maintenant « des collègues ». Oui. Je suis une pute. Je n'ai pas eu le choix. A la rue 4 mois avant ma majorité, je n'ai pas trouvé de travail. C'est là que j'ai rencontré Anita, une belle femme de 40 ans qui m'a promis un travail. J'ai accepté. Pitoyable. Je n'avais pas de logement, et un soir dans une des rues malfamées de Magdebourg, j'ai rencontré Julien. Il m'a offert un logement me promettant que je n'aurais pas à payer le loyer. Il a oublié de mentionner que je devrais quand même le rembourser d'une manière où d'une autre. Voilà à quoi ce résume ma vie. Pathétique je sais.

Le vague à l'âme, je remue mon café, essayant d'oublier les misères de la vie.
J'attends avec impatience le jour où je deviendrais enfin majeur pour pouvoir me trouver un travail décent. Je suis malheureuse, et chaque parcelle de mon corps et mon visage le révèle. Je pourrais être ce qu'on appelle une jolie fille avec de longs cheveux noirs et des grands yeux avec l'irise grise cerclée de vert, très menue, au bord de l'anorexie. 41kg pour 1m67. Mais ce n'est pas de ma faute, enfin, pas entièrement. Mes nuits et celles de mon adolescence hantent mes pensées 24heures sur 24 et me donnent la nausée. Je m'alimente quand même, bien obligée pour survivre, une pomme et de l'eau chaude de temps en temps. Ce qui me permet de ne pas mesurer aujourd'hui 30kilos est ma gourmandise qui m'oblige a manger des sucreries. Mon péché mignon, c'est les nounours en chocolat à la guimauve.
Enfin bref, ne nous attardons pas sur mes habitudes alimentaires.

Pendant que je rumine mes sombres pensées, un jeune homme avec des dreadlocks et lunette de soleil passe devant moi. Soudain il s'arrête et se retourne, me regardant, un petit sourire charmeur au coin des lèvres. Il s'approche de moi.

Lui : Je peux m'assoire.
Moi : Si tu veux, mais la boutique est fermée...


Il s'assoit et me regarde étonné.

___

Bonjour.
Une fiction qui ne démarre pas superbement bien et qui traite un sujet pour le moins...tabou.
Ro et puis zut^^, le langage "soutenu" c'est pas franchement mon truc.
Alors j'espère que vous aimerez et je vous souhaite une bonne lecture.
Bisous

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 14:22

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 14:30

Chapitre 2

Chapitre 2
2-Tom


[Il s'assoit et me regarde étonné.]


Lui
: Comment-ça "La boutique est fermée" ?

Je soupire.

Moi
: C'est bon, tu as très bien compris. Je ne prends plus de clients avant ce soir...
Lui : Ha euuh, tu es ... Je suis désolé, je ne savais pas , je...
Moi : C'est pas grave, désolée, c'est moi qui suis parano !
Lui : Ba y a de quoi, avec un travail ... et un corps pareil :P


Je soupire et grimace, mon visage se renferme, je détourne la tête pour cacher mes yeux qui se remplissent de larmes de secondes en secondes.

Lui : Désolé. Je suis nul. Je voulais essayer de détendre l'atmosphère... Mais tu es si jolie que je n'ai pas pus m'en empêcher, et puis je suis comme ça, un amoureux des filles.

Il enlève ses lunettes et me fait un clin d'oeil. Je le reconnais maintenant! J'étais tellement dans mes pensées que je n'ai même pas fait attention à qui je parlais. Le célèbre Tom Kaulitz est assis devant moi.

Moi : Tu es Tom Kaulitz...
Tom : Oui.
Moi : Désolée, je dois avoir l'air cruche, mais j'ai longtemps était fan de Tokio Hotel, depuis mes douze ans je crois. J'ai longtemps rêvé de vous rencontré d'ailleurs !
Tom : Je suis ravi que ton rêve se soit éxocé. Tu parles au passé, tu n'aimes plus Tokio Hotel ?
Moi : Ce n'est pas que je n'aime plus... C'est que je n'écoutes plus, je n'ai plus le temps...


Je n'ai pas le temps d'achever ma phrase, je vois Julien s'avançait d'un pas rapide vers moi, un sourire pervers accroché au visage.
Je me lève précipitement.

Moi : Désolée, il faut que j'y aille.

Tom me prend par le bras.
Tom : Attend ! J'aimerai te revoir !
Moi : Non, je n'ai pas le temps. Au revoir.


Je rassemble mes affaires dans mon sac a la vas-vite. Julien arrive. Je me lève et vais à sa rencontre.

Julien : Alors ma petite pute, on fait des heures supplémentaires ? Mais tu m'as oublié petite coquine !

Il passe sa main autour de ma taille et la descend jusqu'à mes fesses. Il m'entraine vers "notre" appartement miteux. Je le suis sans protester, une envie de vomir grandissant à chaque pas qui me rapproche de cet appartement.
Mais je ne peux pas, je ne peux pas lui dire non. Sans lui, je serai à la rue. Je n'ai pas ailleurs où aller.

3/4 d'heures plus tard.

Il est partit travailler après avoir tiré son coup. Je suis seule dans l'appartement, enveloppée dans un drap, le visages baigné de larmes. Je regarde par la fenêtre. Et je pense à lui. Pendant toutes ces minutes de clavaire, j'ai pensé à lui. Lui, c'est Tom. Je n'arrive plus à le sortir de ma tête. Je m'imagine le voir apparaitre en bas de l'appartement, puis monté me sauvé et m'emmène loin de cet endroit, me donner un travail.
Je secoue la tête, essayant de chasser cette idée de ma tête. Tom n'est pas mon sauveur, ce n'est qu'un coureur de jupon comme les autres, mais célèbre.

___

J'espère que cela vous plait.
Bisous

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 15:05

Modifié le lundi 05 novembre 2007 18:13

Chapitre 2

Chapitre 2
2-Tom [Partie 2]

Point de vue de Tom.

Elle semble si fragile et forte à la fois, si triste. Elle est tellement belle... je ne peux m'empêcher de l'admirer !
Soudain, elle regarde fixement à l'autre bout de la rue. Un homme, d'à peu prés mon âge (j'ai 23 ans dans deux mois) s'y trouve. Il la regarde, un sourire pervers collé aux lèvres. Vous devez vous dire que ça ne devrai pas me choquer car j'affiche aussi beaucoup ce genre de sourire... Mais non, son sourire n'est pas comme le mien. On n'y lit pas la malice et la gentillesse. Ses yeux sont durs et emplis de désir et de mépris. Et rien d'autre. Il me donne la chaire de poule !
Il s'approche de nous. La jeune fille avec qui je parle roule des yeux effrayés.
Elle se lève.

Elle
: Désolée, il faut que j'y aille.


Je la prend par le bras.

Moi : Attend ! J'aimerai te revoir !
Elle : Non, je n'ai pas le temps. Au revoir.


Elle rassemble ses affaires dans son sac précipitamment et va à la rencontre de ce gars.
Je la regarde partir avec lui. Quelque chose attire mon attention. Sur la table, il reste une photo qui a du tombé de son sac dans la précipitation... Je le regarde. C'est une photo d'elle surement, mais beaucoup plus jeune, à côté d'une jeune fille que je ne connais pas. Je regarde dos, il y a écrit "Jade (a droite) Pauline (a gauche) au concert de Tokio Hotel, le 29/10/2007.
Je souris. Alors comme ça, elle a été à notre concert !
Je ne sais pas pourquoi, mais cette pensée me rend heureux !
Bon, au moins je sais comment est-ce qu'elle s'appelle... Enfin, c'est vague "Jade" quand même.

[...]

Bill : Mais Tom putin, réveille toi ! Ça fait dix minutes que tu me fixes sans réagir à ce que je te dis !

Moi : Désolé Bill, tu disais ?

Bill soupir, je grimace m'excusant.
Toute la journée elle a hanté mes pensées. Pourquoi est ce que je penses tant à elle ? Ce n'est qu'une pu..prostituée après tout ! ... Mais son visage ne cesse de me revenir comme si elle se tenait en face de moi. Je revois chaque traits de son visage, ses mains s'agitant nerveusement, ses longues et fines jambes dans son jean et ses bottes... On aurait un ange frêle.
Je me souviens de cette expression particulière dans son regard. Un regard triste cachant des étoiles de malice. Un sourire arrogant. J'ai tellement envi de la prendre dans mes bras...
Ho ho Tom ! Bill a raison, RÉVEILLES TOI !!!! Tu la connais même pas cette fille !
Bill s'assoit à côté de moi.

Bill : Vas-y, raconte moi tout !
Moi : Y a rien a raconter.
Bill : Mais oui, et moi je suis la reine d'Angleterre ! Allez, il doit y avoir un sacré truc qui te tracasse pour que je doives te répéter 3 fois que demain, la fête où nous allons, tu sais, celle dont David nous a parler... il y aura filles et jacuzzi a gogo !
Moi : Désolé je suis fatigué. On en reparle plus tard ok ?
Bill : Alors ça ! J'en reviens pas ! ça te fait ni chaud ni froid ?


Je hausse les épaules et part m'allonger.

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 10:59

Modifié le lundi 05 novembre 2007 18:12

Chapitre 3

Chapitre 3
3- Rette mich.

Du point de vue de Jade.

21h30. La nuit tombe, le temps devient humide. Mes talons résonnent sur le sol. Un frisson parcourt mon corps. Je remonte un peu plus la fermeture éclaire de ma veste. Plus que deux rues. Mon estomac se noue un peu plus à chaque pas. Plus qu'une rue. - Non, je ne veux pas y aller, je n'en peux plus. Et pourtant... que faire d'autre...-
Je tourne à gauche. Là sur un banc, éclairé par un lampadaire, dans la fine pénombre, Elektra est assise sur un banc. Sans un mot, je l'y rejoins. Comme chaque soir, nous attendons quelques minutes ici, goûtant la fraîcheur de la nuit avant de nous jeter dans « la fosse aux lions ». Elektra n'est sûrement pas son vrai nom, nous utilisons toutes de faux noms, Houna. Je me rends compte que je ne sais pas son vrai prénom et elle ne doit sûrement pas connaître le mien non plus. Elektra me sort de mes pensées en se levant. Elle me jette un regard encourageant et se dirige d'un pas ferme vers le club. Je la regarde entrer puis me lève et entre à mon tours. Hommes ou Femmes, jeunes ou âgés, plus ou moins habillés, tous dansent et boivent dans une atmosphère étouffante. Je ne m'y sens pas à ma place, et pourtant. Les trois quarts de ce club me connaissent. Alors que j'avance petit à petit, me frayant un chemin vers le bar pour y attendre un client, je sens un main me pincé les fesses. Je me retourne vivement. Un homme d'une soixantaine d'années, me sourie d'un sourire pervers auquel il manque plusieurs dents.
Je ne peux m'empêcher de grimacer. Il le remarque sûrement, mais ça ne fait que l'amuser d'avantage. Il s'approche de moi et me souffle à l'oreille en ricanant.

Lui : Vas-y, je te suis. Gâte moi, j'y mettrais le prix qu'il faudra.

Son haleine sent fortement l'alcool. Mon estomac se soulève encore plus, mon c½ur fais un bond dans ma poitrine. J'essaye de prendre un air aguicheur.

Moi : Tout ce que vous voulez monsieur. Mais, pouvez vous m'accorder quelques petites minutes je vous prie.


Il repasse ses mains sur mes fesses et sourie.

Lui : Prends ton temps ma chérie. Je t'attendrais dehors.

Je rassemble toute ma concentration pour lui sourire. Puis me dirige à toute vitesse vers les toilettes, bien sûr, mixtes. Heureusement, il n'y a personne. J'entre dans la première cabine, relève la cuvette, et le peu de nourriture que j'ai réussit à ingurgité aujourd'hui se déverse dans les toilettes. Les larmes coulent sur mes joues. J'entends la porte des toilettes s'ouvrir puis se refermer. J'entends des pas qui s'arrête très vite. J'essuie ma bouche tire la chasse d'eau et sort. Le vieux m'attend dehors, il vaut mieux que je me dépêche. J'ouvre la cabine et tombe nez à nez avec ce garçon d'environ 20 ans, qui traîne tout le temps au bar. Chaque soirée, il la passe à me regarder, montée, descendre avec ces hommes. Il me regarde chaque soir comme un enfant, lorgnant sur une barbe à papa, sans ayant pour autant le droit d'y toucher. Mais ce soir, c'est différent. Il n'a jamais osé autant m'approcher jusqu'à aujourd'hui. Il est planté devant moi et me reluque de la tête au pied. Tout tremblant, mais ferme, il m'attrape par la main et me colle contre le lavabo. Il m'agite sous le nez quelques billets de 100 euros puis me les fourrent dans le décolleté. Le client est roi et je ne peux que la fermer et me laisser faire. Il approche sa bouche de mon oreille et la voix tremblante, il me sussurre.

Lui : Si tu savais depuis combien de temps je t'observe. Si tu savais depuis combien de temps j'ai envie de ce moment.


Je ne répond rien et fixe un point sur le mur. Il pose ses lèvres sur ma joue. Ses mains effleurent mes hanches et descendent lentement. Lentement, il passe ses mains sous ma jupe pour attraper les bords de mon collant opaque et le descend tout aussi lentement et timidement jusqu'à mes chevilles. Il fait de même avec mon boxer. Je me mords les lèvres sous le dégoût. Je le sens se presser contre moi. Je ne raconterai pas la suite, ça fait trop mal et vous iriez vomir votre repas. Après avoir embrasser ma cuisse une dernière fois, il me fait un clin d'½il derrière ses grosses lunettes rondes en écailles et sort des toilettes, satisfait. Je reste quelques minutes essayant de me reprendre. J'ai un mal de ventre pas possible et ma lèvre saigne à force de la mordre sous la douleur. Mes idées se remettent en place petit à petit et je me souviens du vieux qui m'attend dehors. Je remet à la va vite et sort des toilettes en courant. Je me fraye un chemin du plus vite que je peux jusqu'à dehors. Il est là, il m'attend, mais son regard est dur et il n'avait pas l'air content.
Lorsqu'il m'aperçoit, il avance à grand pas vers moi. Je baisse la tête et lui demande pardon. Il m'attrape par les cheveux et me secoue. Il me dit d'une voix basse et dure.

Lui : Alors sale chienne, tu trouves ça drôle de me faire attendre comme un malheureux ?


Il me donne un coup de genoux dans le ventre. J'hurle de douleur, je pleur. Il secoue mes cheveux encore plus fort.

Lui : Comme si tes pleurs allaient m'attendrir et te faire pardonner ! Tu as intérêt à te conduire divinement bien pour la suite.

J'acquise en gémissant. Je sens sa poigne laché mes cheveux. Je me laisse tombé sur le sol en pleurant. J'entends des éclats de voix et des bruits de luttes. Je relèves la tête, et a travers mes cheveux éparpillés sur mon visage humide, je reconnais Tom...


______
Vraiment désolée pour tout ce temps sans nouvelles. Une petite période où j'avais d'autres soucis en tête, mais j'essaierais de me rattraper.
Vous aimez ?

# Posté le lundi 05 novembre 2007 14:54

Modifié le lundi 05 novembre 2007 18:15

Chapitre 3

Chapitre 3
3- Rette Mich [Partie 2]

Point de vue de Tom

Bientôt 22.30H. Après beaucoup d'hésitations, je me suis enfin décidé. Il faut que j'aille la voir, il faut que je la revoie. Elle, elle me manque. –Mais putin Tom, t'es qu'un gros con ! Qu'est ce qu'il t'arrive ? Tu la connais même pas cette fille !- Malgré cette petite voix en moi qui me dit de l'oublier, je prends ma veste et après avoir rapidement signaler à Bill que je vais faire un tour, je sors dans la rue éclairée par les restaurants et lampadaires de ce chic quartier de Hambourg. Je marche. Je ne sais pas trop où aller. Soudain, je me souviens de cet endroit où un jour, des potes m'avaient emmené pour rire. Je supplie intérieurement pour que j'y sois. J'avance d'un pas rapide.
Enfin, j'arrive à quelques mètres de ce club. De loin, je vois un client brutaliser une jeune fille. Surement une prostituée. Celle-ci hurle. Sa voix ne m'est pas inconnue. Je m'approche encore un peu et reconnais Jade. Mon sang se met à bouillir en moi. Ce vieux la secoue pas les cheveux comme un animal. Je l'interpelle.

Moi : Hé, vous. Lâchez la !!
Lui : Pousses toi petit, t'as pas à me donner d'ordres !
Moi : Ha ouais ?


Je lui colle mon poing dans la figure. Il lâche Jade. Je le prend par le col et le plaque brutalement contre le mur du club. Son regard coléreux se change soudain en peur. Je lui murmure.

Moi : Que je t'y reprennes pas à lui toucher ne serais-ce qu'un de ses cheveux !

Il acquise. Je lui donne une petite tape amicale du genre: "Bon chien". Puis me tourne vers Jade. Elle me regarde de ses grands yeux verts, les cheveux collés sur son visages remplit de larmes. Je m'avance doucement et l'aide à se relever. Elle se laisse faire, sans un mot. Je la prends dans mes bras quelques instants, essayant de calmer les tremblements qui parcourent son corps. Ses yeux sont vides d'expression. Elle regarde fixement le vieil homme, avec la lèvre en sang, qui la battait quelques minutes plutôt. Je dé sers mon étreinte mon et essuie ses joues, replaçant quelques mèches de ses cheveux derrière ses oreilles. Je passe mon bras autour de ses épaules. Je lui dit d'une voix réconfortante.

Moi : Viens, je t'emmène chez moi, tu seras tranquille et en sécurité là-bas.


Elle ne répond rien, se contentant de me regarder. Nous marchons lentement vers mon appartement. Durant tout le trajet, ses jambes ne cesses de trembler, l'obligeant à s'appuyer contre moi. Je me sens bien avec elle contre moi. Ses cheveux dégage une odeur agréable. Je la serre un peu plus contre moi.
Le trajet se fait sans un mot. Arrivés à l'appartement, je fais assoir Jade dans le canapé et la couvre d'une couverture. Je m'assois dans le fauteuil en face d'elle. Elle ne dit rien. Elle ne fait que me fixer. De longues minutes s'écoulent. Jade n'a toujours pas prononcé le moindre mot. Son regard commence à me mettre mal à l'aise. Je perds patience.

Moi :Qu'est ce que tu as à me regarder comme ça ? Tu n'as pas dis un seul mot depuis que je t'ai aider. C'est quand même grâce à moi si tu es là, sans trop de dégâts !


Elle laisse plusieurs secondes de silence, puis se décide enfin à répondre.

Jade : Qu'est ce que tu faisais là-bas ?

Je soupire. J'aurais préféré un "merci". Mais bon..

Moi : J'étais venu pour te voir, Jade.
Jade : Comment connais-tu mon prénom ?
Moi : Tu as oublier ça ce matin.


Je sors la photo de ma poche et la lui tend. Elle la prend et la regarde longuement. Je la tire de ses pensées en me raclant la gorge.

Moi : Haem, tu veux boire quelque chose ?

Elle se lève, plie la couverture dans laquelle je l'avais enveloppée, la pose sur le canapé, puis repose ses yeux sur moi et me dit d'une voix sans émotions, presque timide.

Jade : Non merci. Il faut que j'y aille.

____
Merci beaucoup pour vos commentaires ! J'ai étais impressionnée en arrivant ^^. Et 50 visites hier ! Merci beaucoup :)
J'espère que ça vous plait toujours.
Bisous.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 10:17

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 13:46